B I O F R A N C A I S

JOE VITTERBO

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(un nom de loser de série Z pour une créature aux contours abstraits)

JOE VITTERBO aime faire de la musique. De la plus noisy en tant que membre de groupes, à la plus groovy en utilisant samples, beats et scratches…

Il aime aussi user de l’encre de chine et des feutres noirs pour laisser faire le hasard et dessiner des gueules cassées sur du papier brouillon, travailler ses photos pour en faire des images, imprimer de modestes sérigraphies à la maison ou faire des vidéos

Joe assume son goût pour l’amateurisme, l’artisanat, le détournement, le recyclage et l’autonomie. Il aime assez la logique du Do It Yourself, et donc faire les choses par lui-même, à son échelle et à son rythme, autant que faire se peut… Par volonté d’indépendance, forcément un peu. Et par envie de trouver un moyen d’exprimer les choses. Mais d’abord pour l’objet plutôt que pour revendiquer quoique ce soit.

Sa première apparition sonore publique en solo, discrète, remonte à 2004 avec la sortie d’un premier mini-album baptisé 7 ½ tries.

Un disque composé uniquement sur un Atari 1040STF et un sampler S2000, gravé sur cd-r, glissé dans des pochettes faites main et distribué gratuitement à qui voulait bien poser une oreille sur ces morceaux tiraillés entre hip-hop et électro lo-fi un rien noisy, entre le dj Shadow de 1996 et Fugazi, même de loin…

Suivra Blind, en 2006, produit dans les mêmes conditions et avec le même matériel, juste un peu plus défectueux.

Un album composé avec l’aide de l’urgence et de la nuit, illustration sonore plus que musicale d’une installation plastique éphémère et amie. 45 minutes d’électro ambiant, sombre et bruitiste. Le disque se promènera d’Italie en Pologne sous le manteau. Deux de ses titres apparaîtront également sur la compilation CHARIVARI 2 de l’Artiisant Prod.

En 2011, entre deux dessins, sérigraphies de pochettes de disques ou tournées en groupe, Joe rallume le sampler. L’Atari, lui, coule une retraite paisible, ayant fini par céder sa place à quelques modestes progrès matériels.

Un « retour » d’abord pour une collaboration avec les musiciens de Gran Kino, dans le cadre de leur nouvelle création 1989 – Bandes Originales. Interludes musicales ou incrustations de voix off : Joe Vitterbo se retrouve au générique de ce spectacle aux côtés de CalexicoHint, GW Sok (The Ex), les Tambours du Bronx, Damny (La Phaze), Matador, Pape Ndiaye, David Courtin…

Un retour ensuite pour composer la bande-son du spectacle , initié par la danseuse contemporaine Amanda Bouilloux. Une pièce de 35 minutes pour une rencontre entre corps, mots et superpositions sonores…

Un retour enfin avec la sortie en juillet 2012 d’un troisième album solo, baptisé
SOMETIMES YOU HAVE TO STICK WITH THE OLD SCHOOL WAYS

46 minutes et 44 secondes de hip-hop instrumental, 23 titres pour autant de tableaux sonores, d’enchevêtrements de samples, de beats et de scratch, qui gardent  l’imparable sens du tempo et du groove du Boombap des mid-90’s en ligne de mire et invitent à une déambulation urbaine, crasseuse et funky…

Un disque autoproduit, sorti sur son propre label Young & Green Records avec le soutien de Flying Oyster Digital Industries, disponible en digital ou dans une édition cd limitée et sérigraphiée à la maison par Vitterbo, via Bandcamp. Un album qui bénéficiera d’un accueil plutôt chaleureux dans les médias :

ABCDR DU SON : « Très bonne cuvée de Hip-Hop instrumental » ///  SURL : « So good. » /// MAELSTRÖM : « Un hymne Hip-Hop » /// SOUND CULTUR’ALL : « divin. » /// BROKATOF : « Un patchwork musical flirtant avec certaines des meilleures productions de DJ Shadow, de Unkle, ou même par moment des Beastie Boys » /// CRAZYSONGZ : « #Bonheur » /// ANOTHER WHISKY FOR MISTER BUKOWSKI : « un truc qui sent la classe » /// CHOQ FM : « L’impression d’être dans un film de la blaxploitation »  ///…

Dans la foulée débutera le projet « JOE VITTERBO vs THE WORLD« , une série de remixes,  postés au gré des envies sur le net. Sans autres prétentions que de se faire plaisir, Joe s’attaque entre autres à KRS ONE, MOS DEF, RAKIM, JURASSIC 5, DE LA SOULGZA, AESOP ROCK, EL P… Même pas peur.

Entre musique, dessins et projets plus collectifs, Vitterbo poursuit sa route, expose (un peu), voyage, apprend…

Il apparait également sur la compilation JFX BITS 6 du label Jarring Effects avec le titre inédit (F)ever.

… Et accumule des dizaines de loops et de beats sur son disque dur. Suffisamment pour qu’au printemps 2015, il se décide à entamer un tri drastique et commence à envisager un nouvel album. Un an plus tard, en mai 2016, sortira HATE, INDIVIDUALISM, FEAR & HAVIN’ GUNS.

Un album toujours autoproduit, toujours hip-hop, toujours instrumental, toujours certainement marqué par les 90’s, mais aussi plus posé, plus « sophistiqué », aux influences et velléités à la fois plus modernes et plus soul, où les scratches laissent souvent les claviers et basses squatter le haut de l’affiche…

Produit et mixé par Vitterbo, il est masterisé par Mathieu Monnot à Eye-Mat Mastering. Disponible en numérique, il sort dans une version CD limitée à 100 exemplaires cette fois encore dans un packaging sérigraphié à la main…

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Fin 2016, c’est aussi le dessin qui (pré)occupe Joe. Il finit même par acheter des cadres. Ses Gueules Cassées & Hommes Debout sont exposés à Chalon/Saône et Mâcon à l’automne.

A suivre…

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